Lifting du visage à Paris, je cherche un chirurgien esthétique sur le 16

1) Le vrai enjeu : choisir une INDICATION, pas un nom

Un lifting raté vient rarement d’un “mauvais chirurgien” au sens caricatural. Il vient surtout de :

  • mauvaise indication (on fait un lifting alors qu’il fallait surtout traiter le cou / ou inversement),
  • mauvais niveau d’intensité (mini-lift trop léger → déception, ou lifting trop agressif → visage tiré),
  • mauvaise stratégie sur les volumes (on retend mais on ne restaure pas l’équilibre des volumes),
  • mauvais suivi (retouches non faites, hématome mal géré, cicatrice mal accompagnée).

👉 Donc ton objectif en consultation est très simple : obtenir un plan logique.


2) Les 4 profils de patients… et ce que ça implique

Tu peux te reconnaître dans l’un de ces cas (ou un mix) :

Profil A — “Ovale flou / bajoues”

  • gêne : bas du visage, contour moins net, “joues qui descendent”
  • souvent : lifting bas du visage + parfois cou selon le cas
    ✅ À vérifier : qu’on ne te propose pas un geste “trop minimaliste” si le relâchement est réel.

Profil B — “Cou en priorité”

  • gêne : double menton, peau relâchée, bandes verticales
    ✅ À vérifier : qu’il y ait un vrai plan pour le cou (pas juste “on tirera un peu”).

Profil C — “Pommettes et tiers moyen”

  • gêne : affaissement, sillons, air fatigué
    ✅ À vérifier : stratégie de repositionnement + discussion volume (lipofilling parfois) sinon tu risques un résultat incomplet.

Profil D — “Je veux un résultat discret, personne ne doit voir”

  • très fréquent à Paris
    ✅ À vérifier : discours sur naturel, cicatrices, timeline sociale, et plan réaliste (“vous serez présentable à X semaines”).

3) Les techniques : ce que tu dois comprendre pour comparer 2 chirurgiens

Tu n’as pas besoin de jargon. Tu dois juste comprendre 3 concepts :

Concept 1 — “Peau seule” vs “travail en profondeur”

  • Si on tire surtout la peau → risque de résultat “tiré” + tenue parfois moins bonne.
  • Si on repositionne des plans profonds → résultat souvent plus naturel et durable, car la peau suit sans être “forcée”.

👉 La question à poser :
“Qu’est-ce que vous repositionnez exactement : seulement la peau ou aussi les tissus profonds ?”

Concept 2 — Mini-lift vs lifting complet

  • Mini-lift : bien si relâchement modéré, mais limites.
  • Lifting cervico-facial : utile si bas du visage + cou sont concernés.
    👉 La question :
    “Si je choisis une version plus légère, qu’est-ce que je n’aurai PAS comme amélioration ?”

Concept 3 — Volume

Avec l’âge, on a :

  • relâchement (ça descend),
  • perte/déplacement de volume (ça se creuse ailleurs).
    👉 Si tu retends sans rééquilibrer, tu peux avoir un visage “plat” ou “strange”.
    La question :
    “Est-ce que mon problème est surtout la descente, ou aussi la perte de volume ?”

On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix. Joseph O’Connor


4) Les cicatrices : c’est là qu’un chirurgien se révèle

Un bon lifting, c’est souvent une cicatrice invisible dans la vie réelle.

Tu dois exiger qu’on t’explique :

  • tracé autour de l’oreille (où exactement),
  • passage dans les cheveux (ou pas),
  • gestion de la patte temporale,
  • gestion du lobule (un lobule “tiré” fait très opérée),
  • soins cicatriciels (pansements, massage, silicone si besoin, protection solaire).

👉 Question :
“À quoi ressemble une cicatrice normale à 1 mois, 3 mois, 6 mois ? Et que faites-vous si elle s’épaissit ?”


5) La consultation : ce qu’un bon chirurgien doit faire (sinon tu fuis)

Une consultation sérieuse doit contenir :

A) Analyse complète

  • face, profil, 3/4
  • qualité de peau
  • tonus du cou
  • asymétries (naturelles)
  • dynamique du sourire (important pour naturel)

B) Plan sur mesure

  • zones traitées (ovale ? cou ? tiers moyen ?)
  • type de lifting
  • gestes associés éventuels (lipo du cou, travail des bandes, lipofilling…)

C) Mise en garde honnête

Tu dois entendre au moins une phrase de prudence du type :

  • “On peut améliorer ça, mais pas effacer totalement.”
  • “Le résultat dépend aussi de la qualité de peau.”
  • “Il faudra X semaines avant d’être vraiment présentable.”

👉 S’il n’y a aucune limite, c’est mauvais signe.


6) Sécurité : ce que tu dois vérifier sans être anxieux

Un lifting est une chirurgie. Tu veux une équipe qui sait gérer les situations.

Questions simples :

  • “Qui est l’anesthésiste ?”
  • “Où est le bloc ?”
  • “Avez-vous une nuit sur place si besoin ?”
  • “Qui répond si je gonfle beaucoup, si j’ai un hématome, si j’ai peur ?”
  • “Quel est votre protocole de suivi (J+1, J+7, 1 mois, 3 mois…) ?”

👉 Bon signe : réponses précises, pas “on verra”.


7) Le résultat : la timeline réelle (pour ne pas paniquer)

Beaucoup paniquent parce qu’ils pensent que “à 10 jours c’est fini”. Non.

  • J0–J7 : gonflement, ecchymoses, sensations bizarres (tiraillement, engourdissement).
  • 2–4 semaines : tu redeviens “social”, mais pas “parfait”.
  • 6–12 semaines : visage plus souple, plus naturel.
  • 3–6 mois : cicatrices s’affinent, résultat se stabilise.
  • 6–12 mois : maturation finale (selon peau/cicatrices).

👉 Question :
“À partir de quand je peux prévoir un événement important ?”


8) Prix : comment comprendre un devis (et repérer un devis dangereux)

Un devis sérieux doit être lisible et détaillé :

  • honoraires chirurgien
  • honoraires anesthésiste
  • frais clinique/bloc
  • compressions, soins, consultations de suivi
  • retouches / reprises : incluses ou non ? conditions ?

🚩 Drapeaux rouges :

  • devis flou,
  • “tout inclus” sans détail,
  • ajout de frais au dernier moment,
  • pression commerciale.

9) Avant/Après : comment les lire sans te faire influencer

Tu veux :

  • même lumière / mêmes angles,
  • cas similaires au tien,
  • photos à distance suffisante (pas “à 10 jours”),
  • focus cou + ovale (pas juste “face lissée”).

Question essentielle :
“Ces photos, c’est à combien de mois ?”


10) Les drapeaux rouges (vraiment utiles)

  • discours trop marketing / trop confiant
  • promesse chiffrée (“10 ans de moins garanti”)
  • pas de discussion sur cicatrices et risques
  • pas de plan de suivi clair
  • consultation expédiée
  • impression de “vente” plutôt que médecine

11) La checklist finale (celle qui te fait choisir)

Tu choisis le chirurgien qui :

  1. t’explique ton diagnostic clairement
  2. propose une technique adaptée (et pas “une technique unique”)
  3. parle de naturel et de limites
  4. te décrit cicatrices + suites précisément
  5. a une organisation de suivi béton
  6. te laisse du temps, sans pression

 

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